L’HIPPOPOTAME

LE SAVIEZ-VOUS ?

Les hippopotames forment une famille regroupant plusieurs espèces de mammifères cértatiodactyles relativement proches génétiquement des cétacés et dans une moindre mesure des suidés (ou porcins désignent une famille de mammifères artiodactyles dont les caractéristiques communes sont d’avoir des canines développées et des pattes terminées par quatre onglons à l’instar des phacochères, des potamochères…) et des ruminantia (mammifères herbivores qui ruminent à l’instar des moutons, des chèvres, des antilopes…).

Ils étaient traditionnellement rangés dans les ongulés avant que les études phylogénétiques ne les révèlent comme cétartiodactyles. De nombreuses espèces ont disparu mais il en existe toujours deux vivantes : l’espèce la plus connue, l’hippopotame dit amphibie et l’hippopotame nain.

MORPHOLOGIE GÉNÉRALE

Les hippopotames sont des animaux aquatiques massifs au corps en forme de tonneau. Leurs pattes forment des piliers. Les pattes de l’hippopotame nain sont plus déliées et nettement plus adaptées à la marche.

Ses quatre doigts sont libres, n’étant pas reliés par une membrane et les ongles sont pointus.

Cela lui permet de bien adhérer au sol, même si celui-ci est inégal, dans son habitat constitué de marigots et de sous-bois humides. Les hippopotames possèdent une tête massive à la large gueule pouvant s’ouvrir jusqu’à 180 degrés, avec à l’intérieur des défenses imposantes qui peuvent mesurer plus de 60 cm chez les hippopotames amphibies mâles. Leurs yeux, oreilles et narines sont placés au sommet de la tête.

Leurs narines peuvent se fermer par contraction lorsqu’ils plongent. De même, leurs conduits auditifs se bouchent lorsqu’ils se déplacent sous l’eau. Les deux espèces d’hippopotames diffèrent notamment par la forme des oreilles, les arcades sourcilières sont beaucoup plus prononcées chez l’hippopotame amphibie.

Les testicules du mâle se trouvent à l’intérieur de la cavité abdominale (comme chez le rhinocéros). Les mâles sont reconnus pour avoir une apparence plus grisâtre que celle des femelles qui ont une teinte tournant vers le violacé.

SÉCRÉTIONS :

Les hippopotames ne disposent pas de glandes sébacées et de glandes sudoripares. Le seul moyen qu’ils ont pour réguler leur température interne étant la perte d’eau trans épidermique. Leur peau est glabre et sécrète, pour se protéger du soleil, une sorte d’écran solaire naturel rougeâtre appelé parfois « sueur de sang », bien qu’il ne s’agisse ni de sang ni de sueur. Ce mucus à pouvoir hydratant, d’abord incolore, vire à l’orangé-rouge au bout de quelques minutes, et devient finalement brun.

Deux pigments différents et extrêmement acides ont été identifiés dans les sécrétions, un rouge et un orangé. Le pigment rouge est l’acide hipposudorique
et le pigment orangé l’acide norhipposudorique.

On a découvert que le pigment rouge inhibe la croissance de bactéries pathogènes, ce qui laisse à croire que la sécrétion a un effet antibiotique. L’absorption de la lumière par ces deux pigments est maximale dans la gamme ultraviolette, ce qui équivaut à l’effet d’un écran solaire.

Comme les hippopotames sécrètent ces pigments partout dans le monde, il ne semble pas que ce soit leur alimentation qui en soit la source.

Au lieu de cela, les animaux peuvent synthétiser les pigments à partir de précurseurs comme la tyrosine, un acide aminé.

QUELQUES PARCS OÙ L’ON PEUT OBSERVER DES HIPPOPOTAMES

L’hippopotame est présent sur pratiquement toute l’étendue du territoire gabonais. On peut principalement l’observer dans 2 parcs nationaux :

– le parc national de MOUKALABA DOUDOU
– le parc national de LOANGO

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